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Voyage au Maroc, en VZ..
Gabriel Marquette nous fait partager son expérience des voyages hors frontière.
Le dernier nous avait emmenés en Grèce, celui-ci nous poussera jusqu'au Maroc.
Bonne lecture, et pourquoi ne pas sortir du rève , et passer à la réalisation ?
Message à tous ceux qui souhaiteraient tenter l’aventure ou qui voudraient simplement en savoir plus.
Je suis à votre disposition pour :
- vous rencontrer et/ou organiser une réunion au Club
- faire une présentation (avec des belles images)
- donner toutes les coordonnées (BIA/SIA, ONDA au Maroc), tous les tuyaux sur
comment introduire un avion au Maroc, comment et où déposer les plans de vol
- où s’approvisionner en cartes VFR et terrains au Maroc, en Espagne, …
- à combien ça revient (pas seulement les heures de vol, mais les taxes d’atterrissage,
les taxis, les hôtels, tout ce qui coûte à côté)
- parler du Maroc mais également d’autres destinations
- échanger avec ceux qui ont d’autres expériences de voyage
- toutes les questions auxquelles je n’ai pas pensé, bien sûr
et vous montrer que finalement c’est pas si compliqué que çà, voire super simple.
N’hésitez pas à me contacter :
Gabriel Marquette
Tel : 06 16 32 14 52
Mail : marquette@slb.com
Avion: F-GFVZ . DR 400 180 CV
Equipage: Christine et Gabriel
Préambule :
2005, 6ème voyage au Maroc, 10 ans après notre 1ère aventure intercontinentale avec Thierry et Dominique Wartel.
Laissez moi, vous raconter une fois encore ce que peut avoir de merveilleux une aventure aéronautique comme celle de cette année, aventure où il y avait un petit parfum de déjà vu et je me demande si ce n’est pas ce qui en a fait son charme le plus grand.
Sarlat, Vitoria, Valladolid, Sevilla, Fès, Marrakech, Agadir, Essaouira, Rabat, Almeria, Valencia, Perpignan, Brioude, 13 escales dont seule Brioude nous était inconnue, comme quoi l’exotisme n’est pas forcément à 2800 kms de Chavenay, 13 escales et puis s’en
vont, après 31 heures de vol et 6500 kms de parcourus dans des cieux azuréens, limpides presque dans leur totalité (sauf du côté de Marrakech), sans vent (sauf à Essaouira bien sûr), limitant notre excursion marocaine quasiment exclusivement au Nord de l’Atlas
puisque le Sud était blindé de chez blindé par un mur d’orages résultant du choc thermique entre le froid polaire qui nous suivait depuis le début, et le vent du désert, chaud, porteur des milliards de criquets qui ont dévasté toutes les récoltes du Souss avant de s’en repartir vers l’Est, continuer leur oeuvre destructrice qui a balayé tout le Sahel cet été.
Christine et Victor-Zoulou à Rabat…
On est prêts ? Alors, on y va.
Un p’tit medley avant de partir ?
Dans l’ordre : El Jadida, Collioure , Essaouira, bled abim Chichaoua, VZ à Marrakech -Menara, Ensérune. Le reste dans les pages qui suivent…
Dimanche 5 Juin : Chavenay – Sarlat (2h30)
La veille beau temps, aujourd’hui ça va encore, mais demain, c’est sûr, il flotte et ce, pour au moins 48h.
En mon for intérieur j’avais espéré secrètement qu’il ferait moche parce que comme çà, l’avion serait à ma disposition, non pas pour partir plus tôt, mais pour être sûr qu’il serait bien préparé, bref, en deux mots comme en cent, M. Mettay (originaire de Douala, bien sûr; blague de Marcel, jamais j’aurais osé la faire, celle-là…) a eu le bon goût d’annuler sa réservation au dernier moment, merci à lui.
La météo s’est dégradée au bon moment, merci à elle, et nous voilà sur le pré avec 24h d’avance pour pouvoir s’échapper avant que les nuages d’altitude, qui font des jolis filaments dans le firmament, annonciateurs du front froid qui arrive à toute vitesse, ne se transforment en lourds cumulus noirs avançant lentement mais sûrement, énormes cargos chargés de pluie, prêts à déverser leurs tonnes d’eau, salutaires pour les cultures mais pas pour l’aviation légère.
La veille donc et le matin même, j’avais fait le plein de gilets de sauvetage, bâche, piquets,
cales, bidons d’huile en quantité (qui s’avèreront bien inutiles tant ce moteur est parfaitement réglé), un jeu de bougies, une pompe à vide empruntée à l’aéroclub Dassault par le mécano, couverture de survie (pour protéger l’habitacle de la chaleur quand on ne veut pas mettre la bâche et que l’avion est en plein cagnard), clé à bougies confiée par le mécano à rajouter à ma panoplie (« Tu ne vas pas en avoir besoin ? » « Non je me débrouillerai avec le club d’à côté », solidarité aéronautique dès le départ, merci l’A/C d’à côté ), sans oublier le dernier maillon indispensable, le rouleau d’essuie-tout et le produit à vitres, bref le kit de survie pour partir tranquille, le tout dans un bac en plastique « de voyage » préparé par Stéphane, visite des 50h un peu en avance pour parfaire le tout, débriefing avec le mécano une dernière fois « Tu mets pas trop d’huile, ça sert à rien, ça sort par le trop-plein », on est prêt pour alignement et décollage !
Dernière discussion avec Lulu, adieux du Président qui nous souhaite bon voyage de visu le
samedi et qui réitère le lendemain par téléphone.
17h11, moteur. 17h20, alignement et décollage en 28, vent du nord, plein travers pour cause de réfection de la 05.
Ca y est, c’est parti. Pour où ? Pour Sarlat.
Visibilité crasseuse au départ, même un peu de crachin et plafond qui s’abaissent vers les 1500-2000 pieds dans la Beauce.
On roule conséquemment entre 1000 pieds et 1500 pieds jusqu’à la Loire.
J’avais garanti à Christine que, après le VOR d’Amboise, le grand beau temps nous attendait.
Je m’étais un peu appuyé sur les auspices de Météo France et beaucoup sur les extrapolations que je m’étais autorisé entre Tours et Limoges.
A peu de chose près, ce sera çà, à savoir, des plafonds qui remontent graduellement au fur et à mesure de notre descente dans le Sud (A + que çà descend, à + que ça remonte), la Loire sous la grisaille, Chenonceaux toujours aussi beau même sous cet éclairage un peu électrique, puis le dais de nuages qui se déchire dans le lointain et la radio qui nous annonce qu’il y a du parachutage sur Le Blanc, signe que tout va bien là-bas, puisque ça saute au niveau 95.
On y arrive et c’est le grand beau temps à partir de Limoges, verticale VOR LimaMikeGolf, l’antenne-relais à 2750 pieds QNH, qui permet de recaler l’altimètre, plus loin St-Yriex et encore après, la vallée de la Vézère.
Du grand classique, tout baigne, éclairage du soir, espoir, sur le Limousin, puis sur le Périgord, atmosphère calme, plus de ballottements comme au début avec les mouvements de lacet liés au vent dans les fesses, qui font qu’on est contents d’être assis devant et pas derrière pour éviter le caractère dégueulatoire de la chose, c’est la 11 en service à Sarlat, pour ceux qui connaissent, approche par le village médiéval de Domme, acroché sur la falaise.
Un dernier petit écart par Bénac et Castelnaud avant de se poser à Sarlat.
Que j’aime ce scénario où on part dans des conditions qui ne sont pas superbes, mais dont on sait qu’elles ne vont que s’améliorer, plaisir de voler en ayant l’assurance qu’on va vers des jours meilleurs.
Un 360° autour de Bénac, puis un grand 8 autour de Castelnaud et de La Roque-Gajac, qu’elle est belle cette vallée, avant de s’annoncer en longue finale sur Sarlat-Domme. Posé à 19h30, 2h20 au Marcel, 2h10 de vol réel tout compris, on a bien roulé.
Il commence plutôt pas mal ce voyage !
® Lundi 6 Juin : Sarlat-Vitoria-Valladolid (3h15)
Coup de fil en région parisienne avant de partir, il pleut comme vache qui pisse, on a vraiment bien fait de s’échapper à tire d’aile, sinon on était bloqués pour 48h. Que dit la MTO ici ? Pas de quoi pavoiser ni trop traîner également. Le front froid descend rapidement (il va nous suivre jusqu’à Marrakech, cet empaffé), et il serait de bon goût de ne pas s’éterniser dans la région, on aura du ciel à peu près dégagé jusqu’à Bordeaux mais il faut se dépêcher parce que l’offensive est déjà sur Poitiers et les premières escarmouches ont lieu sur La Rochelle.
Il y a quelqu’un sur le terrain : notre copain instructeur de l’Aéroclub du Sarladais qui salive rien qu’à l’évocation de notre périple marocain qui débute (trois ans qu’il n’y est pas retourné avec les pilotes du club, ça le démange…).
On pleinit les réservoirs jusqu’à la gueule, supplémentaire compris, on s’aligne en 28 et on décolle. Vent quasi nul, secteur Ouest, température plutôt fraîche, temps sympa pour se balader, on suit la dordogne, peinards, il est midi quand on passe Bergerac, on évite légèrement la verticale pour cause de paras, encore !, et on oblique vers le VOR de Sauveterre en tangentant la zone de Bordeaux.
Sous contact avec Aquitaine, on quitte les immenses étendues de vignes, on a quitté les coteaux du Bergerac pour les grands crus de Graves et de St Emilion (y a pas photo) avant de franchir la Garonne et nous diriger vers les non moins immenses pinèdes landaises.
On contacte les militaires de Cazaux parce qu’on est Lundi et que ça bosse chez les bidasses.
Transpondeur, tout va bien, on est sous contrôle, le jeune homme à la radio nous suit bien, bien élevé, très aimable, nous accompagne pendant notre transit dans sa zone bien active, on descend maintenant vers 1000 pieds et arrivés à la côte on passe carrément en dessous pour cause de stratus bas résiduels.
Mimizan, Vieux Boucau et bientôt l’estuaire de l’Adour, le point Novembre de Biarritz.
Au revoir jeune homme et on passe sur Biarritz.
- Fox Victor Zoulou, Biarritz, bonjour.
- Fox Victor Zoulou bonjour, allez-y.
- F-GFVZ, DR400, vol VFR, provenance Sarlat, destination Vitoria, à 2 minutes du point Novembre pour transiter dans votre zone le long de la côte à 700 pieds QNH1023.
- Fox Golf Fox Victor Zoulou, vous avez un plan de vol ?
Ah mais oui, bon dieu, j’ai oublié de dire qu’une fois de plus nous avions décollé de Sarlat International Airport et que nous avions déposé le plan de vol par fax à l’aéroclub.
- Fox Victor Zoulou, affirmatif, plan de vol activé par Bergerac.
- F-VZ, vous êtes autorisé à transiter dans ma zone, pas de trafic à vous signaler, à Biarritz
le QNH 1022, rappelez passant la frontière ».
Et voilà le travail. Derniers messages dans la langue de Molière avant Tetouan, les prochains seront dans celle de Shakespeare, écorchée vive par une vache de chez Cervantès.
F-GFVZ Maroc 5 Juin – 19 Juin 2005
On quitte Biarritz, pour passer sur San Sebastian, les stratus bas sont partis, les Pyrénées
sont là, bien là et bien dégagées, juste quelques cumulus qui bourgeonnent sur les sommets
mais rien de dramatique.
Dès Guetari passé, on commence à monter. En fait, j’étais bien au ras des flots à longer la côte escarpée, mais Christine m’a rappelé à l’ordre « Tu ne crois pas que tu devrais monter maintenant ».
Donc plein pot, je tire sur le manche et on grimpe jusqu’à 4500 pieds, altitude largement suffisante pour passer le relief (qui se balade vers les 3000 pieds), mais dès qu’on rentre dans la montagne, les cumulus se font plus présents et difficiles de circuler entre.
Solution : passer par-dessus, bien sûr, puisqu’ils culminent vers 4- 5000 pieds. Je suis obligé de me dérouter pour contourner des gros pépères bourgeonnants qui empêchent la route directe sur Vitoria.
Pour continuer ce voyage il vous faut télécharger le document au format "pdf".
Ce document a été scindé en plusieurs parties, pour vous facilter le téléchargement
Pour télécharger, cliquez sur les liens ci-dessous.
ACB_Voyage au MAROC_2005_1a.pdf.pdf
(2.35 Mo)
ACB_Voyage au MAROC_2005_1b.pdf.pdf
(1.34 Mo)
ACB_Voyage au MAROC_2005_2a.pdf.pdf
(1.11 Mo)
ACB_Voyage au MAROC_2005_2b.pdf.pdf
(1.45 Mo)
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